mardi 31 mai 2011

You're a New Yorker when....

Quand ca fait plus d'un an qu'on est a NY, on peut se la jouer un peu, aupres des primo-arrivants. Genre, ouais, l'annee derniere, a cette periode, il faisait deja super beau, on a vraiment pas de bol cette annee. Ou, je comprends pas, cette annee, les Samedi aprem au PS1 commencent que debut Juillet. Ou encore, cette fois ci, je me fais pas avoir, je pose mes vacances autour du 4 Juillet la premiere, parce qu'il y a pas de raison (et le fait de s'en foutre de Independance Day n'est PAS une bonne raison)
Bref, apres un an a NY, j'en viens a me demander si, ca y est, je ne suis pas New Yorkaise. Je ne vais pas disserter sur l'essence de la New Yorkaise. Mais quand meme:  a quel moment devient-on New Yorkais?
Carrie Bradshow explique que "you are a New yorker once you've lived in NY for 10 years". Honnetement, je trouve ca un peu severe. Franchement, j'adore New York, mais tenir 10 ans dans cette ville releve de l'exploit, meme en migrant progressivement de Lower East Side a Upper West (Upper East n'est toujours pas au programme selon moi...). Et de toute facon, les Americains vous montrent regulierement le chemin de la sortie a chaque expiration de visa. Donc ca me parait un peu ambitieux..
Dans How I Met Your Mother, un episode est consacre a ce qui fait de vous un vrai New Yorker. D'apres Marshall (je passerai assez vite la dessus, parce que meme s'il est drole, c'est quand meme un gros bourrin du Minnesota), tu est New Yorkais quand tu as tue un cafard a main nue ("killed a cockroach with bare hands"). Sic. A ce rythme, il y a pas mal de chance que je ne sois jamais adoptee par la ville...
Pour Lily, c'est une fois que tu as pleure dans le metro en en ayant rien a cirer ("cried on the subway and not given a damn what anyone thinks"). Bon, j'avoue, je n'ai pas encore fait. Mais quand je lis mon 20 mn dans le metro avec tous les faits divers glauques et les meurtres de Jersey City, ainsi que les dissertations (le mot est faible) sur le meilleur burger new yorkais, je me sens assez en place...
Pour Barney, c'est une fois que tu as vole un taxi a quelqu'un qui en avait plus besoin que toi ("stolen a cab from someone who needs it more than you). J'estime que j'ai toujours plus de besoin d'un taxi que tout le monde, donc, a ce titre, j'estime que ca ne m'est jamais arrive...
Et enfin, pour Ted, c'est une fois que tu as vu Woody Allen. Perso, je croise Dann Humprhrey tous les jours (ouais je me la pete) (ouais c'est mon voisin de palier) qui va laver son linge a la laundry de l'etage, et qui invite meme le fils de Bree de Desperate Housewives (a faire son linge, ce qui me parait un peu bizarre, mais veridique, on a croise les deux ce week end). Donc bon, Woody Allen peut aller se rendormir...
Moi, j'aurais ajoute. Tu es new yorkais(e):
-  quand tu trouves que diner a 6h c'est normal
-  quand tu reserves 3 restos par soir pour dans les deux mois a venir car c'est le seul moyen d'avoir de la place
-  quand tu vas au bureau en tongs des qu'il fait plus de 20 degres
-  quand tu trouves plus qu'il y a trop de clim (alors qu'a ton arrivee t'etais malade tous les 2 jours)
-  quand tu penses que Magnolia Bakery, c'est pour les touristes
-  quand tu as compris que le seul moyen de rentrer chez soi vers 18h c'est de prendre un black cab
-  quand tu ne sais toujours pas ou c'est pour trier tes bouteilles en verre dans ton immeuble
-  quand tu as un mug avec le logo de ta boite, et que tu bois du the vert toute la journee
-  quand tu rentres a NY apres un sejour en France
-  quand tu suis l'affaire DSK sur le New York Times, plutot que sur le figaro.fr
-  quand tu vas a la manucure une fois par semaine, ou "juste pour une pose de vernis"
-  quand t'es blasee du cheese cake et des burgers
-  quand tu as renonce a acheter de la bonne mozza (meme chez eatalay, c'est assez desastreux)
-  quand tu sais qu'acheter une bouteille de vin au liquor store a moins de 30 dollar, c'est s'exposer a des maux de tete et de ventre violents
-  quand tu trouves que 45mn de queue pour aller bruncher, c'est decent et que ca vaut le coup
-  quand tu reconnais les endroits ou Serena & Co vont dans Gossip Girl
-  quand tu plantes des tomates sur ton balcon (surtout si elles viennent du Farmer's market de Union Square)
-  quand tu t'es arrete de fumer parce que c'est trop mal vu, que tu te sens seul, et que tu n'as plus le droit de fumer dans les parcs, les plazza (Times Square), et sur les plages
-  quand tu passes tes week ends d'ete dans les Hamptons
-  quand payer 150 dollars pour une coupe de cheveux te parait raisonnable
-  quand tu as ta carte Duane Reade accrochee a ton porte-clefs
-  quand tu as deja eu des bed bugs, et que tu as survecu
-  quand tu es capable de descendre en jogging uggs pour acheter ton bagel (on n'y est pas encore)
-  quand payer 200 dollars pour une consultation de routine chez le medecin ne te choque plus
-  quand tu te mets de la creme hydratante sur les mains a tout bout de champs
-  quand tu te promenes avec un cafe a la main juste parce que t'aimes ca (pas parce que t'aimes l'image...)
Et vous, a quel moment vous vous etes sentis New Yorkais?

samedi 14 mai 2011

Petite revue internationale (et non exhaustive) de boissons estivales



Il y a 3 semaines, alors que j’aurais clairement du être en train de gentiment ranger mes affaires pour LE GRAND DEPART (ndlr, mon retour aux US après 4 mois d’ « exil » a Londres, oh yeah), je préférais siroter quelques boissons estivales sur la terrasse. C’est légitime, quand le soleil pointe son nez à Londres, paf on arrête tout, c’est normal
Et bien il faut leur reconnaitre un truc à ces Anglais. Aussi étrange que cela puisse paraitre lorsqu’il s’agit d’aborder un registre gustatif, ils détiennent la palme de la meilleure boisson estivale. Oui oui, le Pimm’s. Cet élixir secret à base de gin et mélangé à de la limonade, du citron, des concombres, des oranges et autres fraises et framboises. Ah que d’après-midis passés à la terrasse du Westbourne, à siroter mon pimm’s tout en partageant un jug avec amis, amis d’amis, potentiels petits amis et autres. On en a même fait notre boisson fétiche sur la terrasse d’A à NY, comme un doux revival de moments passés.
Nos kirs et vins estivaux font pale figure à coté. Et les ricains ont beau avoir dit « Hum, it tastes like cucumber ice tea » quand je leur ai fait gouter du pimm’s, en même temps depuis quand comprennent-ils quelque chose au plaisir du palais, eux qui se la collent allégrement à la bud light et … c’est tout ?
Quid de ceux qui me disent « en fait c’est un genre de sangria ». Euh, y-a-t-il du gros vin rouge dans le Pimm’s ? Je ne crois pas non
Le Pimm’s est la meilleure boisson estivale, un point c’est tout.
Ca c’est ce que je pensais. Et depuis j’ai gouté le « Fanta Rosé », boisson estivale fétiche des Suédois. Et bim, une de plus pour les Suédois. Ils sont beaux, ont un sens aigu de la mode, de la déco, se mettent des énormes murges mais reviennent absolument impeccables le lendemain, et détiennent la meilleure boisson de l’été. Du Fanta rosé, tellement simple. Et pour rajouter une dose de glamour, ils sont persuadés que c’est LA boisson que l’on boit à St Trop.
Sur ce, je retourne à la piscine :)

samedi 30 avril 2011

God Bless Virginia (ou comment je me suis retrouvée en Terre Sainte du festival printanier)





Loin du tapis rouge de Cannes ou de Westminster, pas vraiment en mode royal wedding ni glamour magazine, je me sens pour le moins exilée à Washington, ville où Printemps rime avec...beau temps, et c'est à peu près tout. Alors on squatte les fausses terrasses où on n'a pas le droit de fumer (quand je vous dis « fausses »...), et on se la joue pseudo-branché à discuter du festival de la bière locale comme si on couvrait l'évènement pour les Inrocks. On s'arme aussi d'une bonne dose d'humour pour ne pas être envahi d'un sentiment de grande tristesse (souvent doublé d'une envie d'égorger une Brittany ou une Samantha, allez savoir pourquoi...) à l'idée que les copains, eux, il s'offrent la Bagatelle d'une Palette en parlant du Printemps de Bourges, le tout à Paname ensoleillé.
Parce qu'aux US, le festival est beaucoup moins une evocation de l'überbranché qu'une joyeuse fête familiale et beauf, dans la veine des « ahh-ohh-wow » d'un 4 Juillet devant le Capitole. Prenez Coachella: n'est-ce pas qu'une vague imitation de Glastonbury si on remplace la pluie boueuse par la chaleur sablonneuse? Kate par Katy? Rubber boots par flip-flops? Oubliez donc stilettos et robe fourreau, le festival aux US se vit dans un bon parc familial, en Uggs et t-shirt de sport. Alors en bonne expatriée que je suis, avide d'expérience et fa-sci-née par mes petits amis yankees, j'ai essayé d'oublier un instant que mon vrai kiff aurait l'air d'une montée des marches ou d'un concert Kitsuné, et je suis allée tester un festival printanier...en Virginie. Pour rappel, la Virginie est probablement l'un des états américains les plus...inintéressants. Dotée d'un campagne qui pourrait être anglaise, de vignobles qui pourraient être californiens, et de bons Républicains qui pourraient être Texans, la Virginie ne sert vraiment pas à grande chose à part être mieux que le New Jersey. Mais lorsque la Virginie organise un festival, elle se dépasse et elle vous cloue le bec. Parce que la Virginie, elle en sait quelque chose de la culture redneck (lisez 'beauf'). Prenez le 2008 Tractor Festival par exemple: il a compté plus de bouseux et de corn dogs que le dernier meeting de Sarah Palin. Je me suis donc dit que le 2011 Harrisonburg Beer and Rock Festival ne pouvait pas me décevoir dans le genre...
Sauf que...la bière un peu trop savoureuse, le blue grass un peu trop entraînant, et le public un peu trop hipster m'ont donné cette sale impression d'être à New York, San Francisco voire Berlin...vous savez, ce sentiment de « trop cool » qui gâche tout, parce que vous, vous voulez du beauf, du crado, de la bouse. Parce que sinon ça fait pas « vrai », on peut pas dire « je l'ai fait ». Lasse de ce trop-plein de style, excédée par ce too much de b-g dans la cambrousse, je me suis donc demandé: et si l'Origine était là, si tous ces hippies pieds nus, ce groupe de country affublé de barbes longues, chemises à carreaux et ray-bans, cette jeunesse trébuchante et sonnante étaient les Vrais, les Festivaliers, les People qui ont donné leur vocation au « autres », ceux de Castro, SoHo, West-Ho ? Et si, finalement, c'est ici, en terre de Virginie qu'ils étaitent tous venus pomper ce que nous autres Frenchies appelons la « touch », avec une pointe de snobisme teinté de suffisance? La lumière fut, j'avais donc trouvé les origines du folk, du style hipster et du glam country, la Mecque vers laquelle se tournaient sans le savoir tous les gens branchés de la terre. J'avais dégoté le festival le plus hype de l'Histoire, la scène la plus rock de tous les Temps, et la source de toute inspiration.
*illustration by Albane


PS : Il s'agit de notre post destiné au concours "Blogueuses by Madame" proposé par le Figaro Madame.
Voter pour nous en suivant le lien: 
http://assets.madame.lefigaro.fr/pole_feminin/exclus/blogueuses-by-madame/humeur-bd.php

mercredi 20 avril 2011

Black is the new red


Depuis que je suis arrivee a NY, je suis devenue une maniaque de la manucure. La premiere fois, c'est un peu intimidant. Toutes ces americaines ultra sofistiquees, qui arrivent avec des ongles deja nickels, connaissent tous les mots techniques (et y'en a!), qui viennent en bande ou en famille, ces armees de chinoises ou coreennes super appliquees qui papotent entre elles dans un language incomprehensible, ces secheuses a ultraviolet, ces milliers de flacons de vernis de milles couleurs. Au debut c'etait presque une epreuve. Mais bon, c'est assez vite devenu un plaisir. Un plaisir bi-mensuel meme, ce qui permet, en un an, d'essayer 24 couleurs. Sachant qu'OPI a pas moins de 250 coloris, ca veut dire qu'en 10 ans a NY, je peux esperer en avoir fait le tour.
Ah oui, sauf que non, en fait, je suis MONOMANIAQUE (mon Ipod ne fonctionne qu'en repeat one, j'ai deja mate Avatar 6 fois, mon frigo contient exclusivement de la mozza et du chocolat lindt petits desserts tiramisu), et donc le vernis n'y echappe pas non plus: rouge ou rouge.
Sauf que, j'ai une nouvelle obsession: le vernis noir.
Voila. Noir is the new red. J'en suis a ma cinquieme manucure noire d'affilee, et surtout, la cinquieme d'une longue serie (Onyx Black de OPI, donc..). La, vous vous dites, mouais, worst case, ca fait gothique, best case, Taylor Momsen. Et bien non, pas du tout:
- le noir est classe
- le noir est totalement hivernal, donc cool: ca va forcement avec tous vos habits, vu que vous aussi, vous n'avez que des pulls noirs, des pantalons noir et des manteaux noirs, meme si vous avez bien essaye le camel pour etre un peu tendance... Pour info, nous sommes le 20 Avril, et je n'ai pas encore quitte ma Parka, l'hiver new yorkais est interminable....
- le noir ne s'abime pas
- le noir fait rock mais pas goth
- le noir amincit
Enfin bref, c'est vraiment chouette. Glam-Rock-Winter-Chic. Rien d'autre...
Pour un esprit plus rock et moins chic, gardez votre manucure 3 a 4 semaines, pour faire un peu abime, trash. rock donc...
A vos pinceaux!

lundi 21 mars 2011

Playlist de Mars


Bon, je ne suis pas l'expert en musique du trio, mais, juste pour le plaisir de voler la vedette a Louise (qui va peut etre daigner nous honorer d'un post un de ces 4, a moins qu'elle ne prefere continuer a ecrire sur Excel - des macros, fonctions, et autres rejouissances-...), voici ma playlist de Mars, ecoutee tout le week end a New York avec Francesca, pour feter le retour du printemps.
Pas forcement des nouveautes, mais justes mes kiffs du moment...


Avec un coup de coeur special pour l'album solo de Beth Ditto, "And I was a boy from school" de Hot Chip, et "Come with me" de CEO


Black Keys: Too afraid to love you
Black Keys: I'm not the one
CEO: Come with me
FM Belfast: Synthia
Black keys: Tighten up
Black keys: The only one
The kills: Tape song
The XX: Shelter
Pacific! : Hot lips
Edward Sharpe : Home
Laid Arad: Who am I
Black Keys: The go better
Hot Chip: And I was a boy from school
Framix: The mistake
Breakbot: Baby I'm yours
Beth Ditto : I wrote the book
Fortune: Gimme
Beth Ditto: Open Heart Surgery
The Teenagers: Homecoming
Rainbow Arabia : Blind
Flight Facilities : Crave you
Shit Robot: Loosing my patience
Angus and Julia Stone: Big jet plane
Black Keys: Ten cent pistol
Birkii: Shade of Doubt
FM Belfast: Frequency
Hot Chip : I feel better
FM Belfast : Tropical
Mohini Geisweller: Milk Teeth


 Enjoy!

jeudi 10 mars 2011

Geekin' in Love


En ce début de décennie, sur la Côte Est, « Geek is the new black ». Fini le beau-gosse mâchoire carrée au polo Ralph Lauren rayé. Terminé le Quaterback gominé et dopé à la Bud. Même le Hispter semble se « geekiser » en arborant fièrement des lunettes à triple foyer, un pantalon trop court, une barbe de trois jours...sans oublier les cernes entourant des yeux rougis qui trahissent une nuit passée à programmer devant son PC...ou pas.

Oui mais: le Geek l'a emporté.

Non vous ne rêvez pas, Francesca vous parle « geekulture » et ça vous affole. Je peux comprendre, et j'avoue écrire ce post sur mon Mac au son d'André+Gildas, un verre de vin rouge sur la table (et un paquet de cigarettes aussi mais chuuut faut pas dire à Albane). Cela n'empêche pas une fille (de goût) comme moi de l'avouer: le Geek me fait vibrer.

Parce que figure-toi, lecteur, que le Geek 2.0 a changé. Parfois encore un peu loin du compte côté style, souvent mieux bâti qu'il n'y paraît sous son t-shirt pixelisé, il a su ouvrir ses chakras pour se convertir à la galanterie, au bon goût voire à la drague - et ce, en ne quittant jamais des yeux son dernier jouet technologique, sa dernière invention statique ou son logiciel programmatique qui te rappellera toujours à quel point son cerveau à lui est plus irrigué que le tiens. Le Nouveau Geek est un homme que tu as envie d'accompagner d'un air de Daft Punk, un génie qui te vénère pour tes talents variés (même si tu ne comprends pas toujours en quoi ça l'inspire), un garçon qui est impressionné par ta capacité à marrier les couleurs (OPI), les idées (« chéri, pourquoi tu nous inventerais pas quelque chose aujourd'hui, je sais pas moi, un robot qui me fait la manuc en 5 min ? ») ou les projets (« oui oui je t'accompagne dans la Silicon, on en profitera pour faire un saut à Napa »).

Je ne suis pas la seule à le dire: regardez Serena (VDW) qui se tappe Dan, ou encore Naomi (Clark) qui tombe folle amoureuse du rat de laboratoire ! Bah quoi c'est des héroïnes de séries et alors?! C'est un peu le reflet d'une époque, le repère de style de toutes les filles (oui, même celles de 26 ans qui savourent les histoires de lycéens américains...). Le Geek n'est pas seulement à la mode, il ne fait pas qu'inspirer les couturiers, le Geek est bel et bien le nouveau bg. Et promis, c'est pas le MIT qui m'a payée (quoique).

vendredi 25 février 2011

Les pharmacies francaises

Quand je rentre en France, il y a plusieurs KIFFS totalement incontournables (et insoupsonnable aux yeux du pauvre metropolitain qui n'est jamais sorti de son pays, et ne se rend meme pas compte de la chance qu'il a d'avoir tout cela a proximite) , qui consituent quasiment un pelerinage de tout francais vivant a l'etranger qui se respecte:
- aller au Relais et faire le plein de Elle et Grazia FRANCAIS (qualite LARGEMENT superieure aux homologues americains, cela va de soi)
- aller au Monoprix, et passer une heure a reluquer la charcuterie et les multiples tapenades, et ne plus controller ses glandes salivaires du tout devant la gamme Monoprix Gourmet
- aller a la Pharmacie. La bonne vieille pharmacie francaise.
Parce que, dans la bonne vieille pharmacie francaise, il y a UNIQUEMENT des produits trop trop cools, et que meme si la pharmacienne a pas l'air tres tres sympa comme ca derriere ses lunettes, bah en fait elle connait vachement de trucs (et pas que sur la pillule du lendemain, faut pas croire..). Et que pour moi, la comparaison c'est Duane Reade, et Duane Reade c'est comme un supermarche de vitamines, et que ca vole pas tres haut en terme de "packaging" et de "je donne envie au chaland".
Donc, voici selon moi les produits les plus oufs de "la pharmacie du coin" et qui risquent pas d'etre vendus dans ce pays (tellement c'est trop la classe)


1. L'eponge, la VRAIE. Genre l'Animal. Bob. Celle qui eut vecu au fond de l'ocean avant d'etre appropriee par l'homme en guise de gant de toilettes. Cette petit chose a la fois douce et rugueuse (je m'emballe un peu la..), qui gomme et apaise. Bref, une vraie eponge, qui nous fait trop envie a la pharmacie du coin et dont on ne se sert pas si souvent ensuite, mais c'est l'intention qui compte. Ce must qu'il faut avoir chez soi absolument (surtout quand des gens viennent dormir et se doucher chez nous et qu'ils voient comme on est trop des cools). J'adore les vraies eponges. Je trouve ca encore plus ouf qu'un gant de hammam. Le simple fait de savoir que ca existe me rejouit.
2. L'huile prodigieuse de Nuxe.
LE produit imbattable toutes categories confondues (je m'emballe un peu la..). Le produit sans concurrent. La meilleure odeur du monde, qui sent a la fois le propre, le soleil, le sable, les cheveux blonds et le cocktail les pieds en eventail, sans sentir le monoi ou la creme solaire. Le produit magique qu'on peut mettre dans les cheveux ou sur la peau. Le produit qui me propulse au bord de la mediterranee quand je sens mon petit flacon chez moi a New York par moins 15 degres. ce flacon trop beau, bien carre, de la pile poil bonne couleur. 

3. La mousse a raser dans un petit pot pour que l'Homme se rase avec un blaireau comme Don Draper  Mon Papa un gentleman. Le pot en "galet aplati", qui sent le male, le cedre, et l'ambre. Qui mousse tout seul sous le coup du blaireau. Que j'ai jamais essaye sur moi, mais qui me fait presque envie. Et qui est vendu dans des grands bacs au milieu de ma pharmacie
4. Les biberons en verre. J'avais presque oublie que ca existait. Et j'ai envie d'avoir des enfants rien que pour pouvoir en acheter, parce que c'est la classe, et que je m'imagine trop en train de les ebouillanter dans mon evier pour les debacteriser. Et bien doser exactement le lait en poudre avec leur reglette.

5. L'eau thermale Avene a vaporiser, parce que meme si j'en ai jamais quand j'en ai envie, le concept est top. Et si c'etait pas inderdit dans l'avion, je viderais un pot par vol transatlantique tellement c'est un kiff intergalactique. 

6. Les shampoings Klorane qui sentent bon l'amande et dont le packaging est tellement top que ca donne envie de se laver les cheveux des qu'on franchit le pas de la salle de bain
7. Les gros blocs de savon de marseille qui existent meme en gel douche maintenant, avec un packaging "athentique"


8. Les granule d'homeopathie Boiron qui peuvent guerir de tous les maux (en particuliers de l'irrascibilite suite au sevrage nicotinique)

9. La nouvelle gamme de medicaments aux plantes Naturopharma, ou les gellules aux plantes peuvent guerir de tout




10. L'aspirine, la vraie. L'aspegic 1000 quoi. Pas les gellules Aspi50 sous-dosees qu'on nous vend ici




11. La Biafine toute douce pour les brulures et les coups de soleil, l'incontournable par excellence (et qui marche tres bien sur l'epilation definitive qui n'a de definitive que le mot)
12. Le baume a levres la Roche-Posay, qui, meme s'il traine au fond du sac la plupart du temps, est quand meme trop bien


13. Le rayon de pinces a epiler et de pinces a echardes (a 25 euros la pince a epiler, certes, mais c'est un investissement qui vaut le coup)



14. Les pots en verre Caudalie pour les gommages et les masques


mercredi 23 février 2011

mercredi 16 février 2011

Bloomberg a fini par m'avoir


C'est un ensemble de choses...
- La nouvelle loi Bloomberg qui interdit desomais de fumer dans tous les parcs new yorkais et a la plage
- Le fait que ce soit si mal vu de fumer dans cette ville, et que j'ai l'impression d'etre une maxi-rebelle, alors que je veux juste fumer une clope peinard
- Les moins dix degres permanent, et le vent froid qui glace les mains
- Les 14$ par paquet redhibitoires
- Les ajouts anti-incendits immondes dans leurs clopes (un malboro ricaine a 80 cents par cigarette s'eteint des que vous ne tirez pas dessus pendant une minute)\
- Le poids de la vieillesse (mwouahaha, ndlr, j'ai 27 ans dans 3 semaines)
- Le "Smoking Kills" sur les paquet. Nan, je rigole, lui, ca fait 5 ans que je le lis et que c'est toujours pas arrive au cerveau.
Bref, j'ai enfin eu le declic.
Ca fait 12 ans que je fume. Enfin, que dis-je, ca faisait 12 ans que je fumais. La derniere fois que j'ai arrete ca a dure 18h, et j'ai fini par me planquer et m'enfermer dans les toilettes pour fumer une clope (M avait arrete aussi. Pendant 42 heures...). J'ai tout essaye. La musique aux ultra sons anti tabac, l'hypnose par dvd, les shots de nicotines, l'acuponcture, la tisane, la methode simple d'Allen Carr (je deteste ce mec, voila, c'est gratos, mais c'est comme ca)..
Et d'un coup, out of the blue, j'ai fait un petit aller-retour chez Duane Reade, j'ai achete deux boites de patchs Step 1 a 21 mg, j'ai fume ma derniere clope a 80 cents sur ma terrasse par -10 degres avec les mains qui gelent, et j'etais tellement focus qu'elle s'est meme pas eteinte au milieu.
Je me suis collee mon patch dans le dos, et j'ai attendu que ca passe
Ca fait 5 jours. Entre temps, j'ai coupe mes patchs en deux, j'ai continue a sortir normalement (nan, mais et puis quoi encore, la double frustration pour pas etre tentee, no way..), j'ai continue a boire du cafe, et j'ai meme continue a aller me cailler dehors avec les fumeurs, juste histoire de prendre l'air, et parce que je vais pas non plus me transformer en ex-fumeuse relou rabat-joie.
Je me suis meme mise au sport.
Ah non, ca non, en fait..
Et je me suis achetee un pull rouge en cashmire trop trop beau, d'une valeur de 2 mois de clopes (bah quoi, ca va, c'est du cashmire..). J'ai pas interet a reprendre. Sinon, je le coupe en petit morceaux (yeah, right...)
Les reactions ont ete variees:
- Ma nouvelle "colloque" (enfin, la personne qui squatte chez moi pour 3 mois, donc..) a arrete de fumer en ma presence. Sympa.
- La stagiaire est passee d'un paquet par jour a 4 clopes par jour par solidarite.
- M fume toutes les clopes que je ne fume pas (il doit donc etre a 2 paquets par jour a ce stade), je sais pas d'ou lui ai venu cette idee de COMPENSER les clopes que je fume pas, c'est ridicule. L'economie pour le "foyer" est donc assez restreinte...
- Mon petit frere m'a donne 3 jours pour reprendre tellement il y croit pas
- Ma mere m'a felicitee mais je sens qu'elle y croit pas des masses non plus.
- Et les potes parisiens ralent. Ils pensent que je suis devenue trop americaine. Et surtout, que je suis BORING. Ils se disent que si la plus intoxiquee d'entre eux s'y met (enfin, s'y met a arreter, quoi), c'est la fin d'une epoque. Et c'est effectivement la fin de MOI passant mes soirees dehors avec les fumeurs qui se relaient, c'est la fin de moi qui me trimballe toujours avec 2 paquets et demi sur moi par peur de manquer, c'est la fin de moi qui pete un plomb dans un vol/train qui dure plus que 2h.  C'est la nouvelle MOI en pull rouge, avec une jolie peau (clairement, on n'y est pas encore la, j'ai juste l'impression que ma peau EXPIE ce que je lui ai fait endurer, ca fait pas rever), une haleine fraiche, les cheveux qui sentent bon le shampoing pendant plus que 30mn. Et c'est pas pour ca que je vais les empecher de fumer, c'est pas pour ca que je vais etre boring et relou, c'est pas pour ca que je vais arreter de sortir, de boire, c'est pas pour ca que je vais pas continuer a faire des pauses clopes sans clopes pour accompagner ces pauvres petits fumeurs... Pourvu que ca dure...

mercredi 9 février 2011

Légende d'Hiver


Il était une fois, dans la contrée lointaine du nord-est de la Nouvelle Angleterre, une ville peuplée de savants et d'aristocrates, de jeunes chasseurs et de bardes errants.
La colonie, en cette période hivernale, était traversée par le majestueux fleuve Charles qui offrait une frêle banquise aux patineurs aventuriers (ces derniers étant le plus souvent de très jeunes étudiants avinés). La ville devenait tanière, lieu de tous les possibles dans les sous-sols fiévreux de la Nouvelle Ensevelie, rue centrale peuplée de bardes barbus servant breuvages fumants aux passants.
Sur l'autre berge du Charles (aucune contrepèterie promis), un monde d'obscurs savants, de futurs hommes d'état et d'étrangers lettrés peuplait les universités, lieux de savoir et d'intrigues, où les belles maisonnées dissimulaient les orgies d'une neo-aristocratie qui n'en avait que le nom...mais qui savait en adopter les coutumes. Quant aux chasseurs, revêtus d'un accoutrement Raoul Laurence des plus seyants, ils étaient le plus souvent tapis derrière les statues enneigées des places de la ville - à défaut de chevaucher leurs montures, réservées aux distractions printanières - afin d'attirer de belles proies blondes et laiteuses dans leurs filets de grosse laine.
Curieuse d'apprivoiser les us et coutumes locaux, je m'abreuvai de café brulant en écrivant mon rapport à l'attention des autorités du District de Columbia et fréquentai cette faune savante qui m'entourait, m'offrant une envolée scientifique dans ce laboratoire lyrique.
Enfin, curieuse de connaître le lieu de villégiature de cette société quasi-secrète - car bien méconnue du Vieux Continent -, je décidai de rejoindre la caravane du Nord de la Nouvelle York jusqu'au charmant village de La-Pile-de-Bois. Devenue légendaire grâce à la Conférence Mondiale des Bardes Barbus, Chevelus et Joyeux (CM-BBCJ) il y a plus de quarante ans, cette charmante bourgade restait le lieu de pèlerinage de tous les amateurs de champignons & d'herbe fraiche qui prônaient un idéalisme teinté de bouddhisme, de paix et d'amour. Comme je comprenais mes compères désormais, et comme je les enviais de vivre si près de ce lieu sacré !
Ô ma Louise ! Revenez donc de la Vieille Angleterre ! Et damoiselle Albane, quittez donc la Ville de Nouvelle York ! Partons ensemble chevaucher les fougueux destriers de la Baie du Derrière jusqu'au Cap de la Morue !
(si si, littéralement c'est ça.)

mardi 25 janvier 2011

lundi 24 janvier 2011

Confessional

Dans la veine du post de Louise (*miss you, cousin*), à mon tour de vous offrir quelques lignes de bienséance, de gentillesse, de complaisance à l'égard...des Américains. Oui, vous m'avez bien lue, "eux".

Parce qu'au fond, mais tout au fond hein, eh ben on les aime bien. Toi lecteur, n'as-tu jamais envié celui qui détient le passeport magique qui lui permet de passer la douane de JFK en 5 min (contre 3h pour toi, en moyenne) ? Toi, jeune geek, ne te suprends-tu donc jamais à rêver d'un destin à la "Zuch"(erberg), Jobs et dans une moindre mesure quand même (question de goût), Gates ? Quand à toi, sportif du dimanche, t'as vraiment jamais rêvé de te taper la cheerleader, entrer gratos dans la Ivy League et gagner ton statut de BG à vie quand t'étais au lycée ? (et peut-être encore maintenant, allez avoue!) Et toi enfin, jeune kéké, ne t'inspires-tu donc pas du style bucheron, hypster ou Mad Men, all made in the USA ? (bon ok, le style bucheron c'est Canadien, mais avoue, t'as pas envie d'être canadien).

On est bien d'accord, il y a comme un hic. Mais alors quand tu vis aux Etats-Unis, tu côtoies régulièrement les limites de la schizophrénie. Explication.

Non seulement, c'est du "je t'aime moi non plus" vu et revu --typique Situation Room quand tu trashe les yankees violemment pendant 6 mois, et que tu te retrouves à les défendre en mode limite évangéliste dès que tu pose un pied en France, en sortant des trucs du genre :
-"arrêêêête, ils sont pas débiles! Juste candides, c'est des grands enfants, c'est beau, c'est frais !" (il y a 6 mois: "P**** ils me saoûlent avec leurs ahhhhh, c'est que des feux d'artifice de 4 Juillet sur le Mall de Washington sur fond de Monument et Lincoln Memorial à la fin! Enfin bon, y a pas de quoi casser 3 pattes et 1 canard!)
-"mais nan! c'est pas des extrémistes-fondamentalistes-conservateurs! du tout! Ils sont juste animés par un truc hyper fort tu vois, genre un patriotisme que nous eh ben on l'a perdu" (il y a 6 mois: pays de tarés...non mais entre Tom Cruise, le pasteur Jones et la Palin, on va vraiment pas y arriver)

Mais, pire, tu commences à te rendre compte que non seulement tu les as toujours kiffés sans le savoir, mais qu'en tant que Frenchie au States, tu te la pètes mais alors grave. En mode "chuis-trop-grave-stylouze" à NYC, "chuis-plein-de-flouze" à Miami, "chuis-trop-un-Kennedy-en-Ralph-Lauren " à Boston, "chuis-trop-dans-la-capitale-du-monde-entier-global" à Washington...sans oublier "chuis-une-star-et-mon-vrai-pote-c'est-Audigier" à L.A. (mis à part un ou deux vrais génies indépendants, mais ils se reconnaîtront). Et ne ris pas trop fort car ça pourrait t'arriver à toi aussi, un jour.

Alors oui, c'est vrai, Louise a raison: ils nous énervent, nous épuisent, nous exaspèrent mais ils sont --et pour ce blog surtout-- une vraie source d'inspiration !

mardi 18 janvier 2011

Crave you


J’ai été exilee (de force par mes boss) des US pendant 4 mois, pour retrouver London avant de revenir vite au printemps
Je me suis dit que finalement ce n’était pas si mal pour quelques mois, j’adore Londres, je suis plus proche de mes vieux amis et je peux
 aller me la coller au pub si je veux (ou si mes boss le veulent)
  - prendre des Eurostars
  - tracer a Casablanca a tout va
 - et user et abuser du vocabulaire so brit du genre

          - ' So aren’t Americans too ghastly, they are bloody twat faces aren’t they?
          - You would be surprised but they are actually pretty nice
          - So you are not appalled? Well, brilliant then'
 
Mais en vrai je compare tout aux US et presque tout me manque des US, meme certaines choses improbables
- Résultat au travail j’insupporte tout le monde parce que je compare tout au bureau de Boston en mode c’est mieux là-bas 
- Je me suis rendue compte que je préfère les fake colliers de perles de mes peers US aux talons bouts pointus de mes comparses Brits (en vrai outre atlantique elles pointent aussi leurs bouts pointus mais ma memoire est selective)
- Je trouve que le cheese cake est de loin le meilleur dessert du monde et mon petit dej se compose d’un grand americano accompagné d’un bagel + cream cheese (ok ok A., seulement quand j’ai décidé de prendre un petit dej, pas tous les jours hein)
- Mon dream boy s’est toujours appelé Harry, il a toujours été Brit-country man-chasse-John Lobb. Et bien plus maintenant : mon dream boy je l’ai vu au Brompton Club il y a une semaine, il est Ricain, il vient d’Indiana (seriously ??), il est grand, en mode Ralph Lauren - large sourire blanc et si ca se trouve il avait meme un t-shirt sous son polo et je ne m’en suis pas rendue compte (nonnn j'deconne)

C’est grave docteur ??

lundi 10 janvier 2011

Le Visiteur


Pour avoir fait Londres puis New York, je peux vous jurer que New York attire largement plus de touristes.


A Londres, il fallait supplier les copains pour qu'ils daignent venir passer un week end dans la grisaille et guetter entre les gouttes pour apercevoir l'horloge de Big Ben.

A New York, en 6 mois, il y a eu seulement trois week ends  en paix sans potes, familles, potes de potes, famille de potes, cousins eloignes dont vous aviez oublie l'existence, etc...

Il y a plusieurs sortes de squatteurs d'invites. Qui requierent plus ou moins d'energie, et qui sont supportables plus ou moins longtemps

- le squatteur ideal est un couple, qui vient a New York pour la premiere fois. Le couple est parfait, car auto-suffisant. Pas besoin de s'occuper de lui, il est juste content de se ballader main dans la main sur le Brooklyn Bridge a 5h du mat, pendant que vous finissez tranquillement votre nuit, parce que vous, vous n'etes pas jet-lagge. Il est content quand vous lui bookez un resto pour deux, pendant que vous mangez tranquillement une soupe a la maison. Et il est quand meme content quand vous l'emmenez au steak house, pour parfaire son experience ricaine. Vous lui avez prealablement prepare une to-do list archi-longue, qu'il va ecumer, ligne par ligne...

- a l'inverse, le pire squateur, c'est l'homme seul (ou la femme seule), qui connait deja bien New York, et qui a l'impression de te faire une faveur de venir te "visiter" (bon anglicisme, mais passons).Vous pouvez tranquillement remballer votre to-do list beaucoup trop mainstream pour cet individu pointu, qui n'acceptera que du sur-mesure. Le dernier night club a la mode qui n'avait pas encore ouvert la derniere fois qu'il est venu il y a 2 mois (et il trouve ca bizarre que tu ne connaisses pas le videur, alors que globalement, la derniere fois que tu es sortie en boite, c'etait deja lui qui t'y avait emmenee il y a deux mois). Le chouette resto ephemere ou il faut faire la queue pendant des heures, et etre bien habille, et boire 5 verres over-priced au bar avant qu'on vous installe a une mini table dans le passage. Le petit concept store de lower east side, mais si, tu vois, celui qui est sur Avenue D, enfin, c'est hyper connu, ils ont des supers reviews dans le dernier Nymag. Voila, ce squatteur la est le pire: il est fatigant car ne te laisse aucun repis, et deprimant car il te fait sentir que tu es rave, que tu n'es pas branchee, et que tu es plan-plan, alors que franchement, toi t'es juste la pour etre sympa et lui preter ta chambre...

- Ensuite, il y a la famille. Enfin, les parents surtout. Les parents previennent 5 mois a l'avance de leur arrivee "imminente". A J-4mois, ils vous demandent les expos qu'il y aura a faire. A J-3mois, ils vous envoient un premier draft de leur programme super serre pour 4 jours, auquel vous vous devez d'apporter des modifications (Papa, Maman, le Brooklyn Bridge, il va a Brooklyn, mais Williamsburg, c'est beaucoup plus haut, et c'est hors de question que je marche du Bridge a Bedfort Avenue. Papa, Maman, prendre le bateau pour aller voir la Statue de la Liberte alors qu'il fait -5 degres, ressenti -25 degres, ca va pas etre possible). Les parents, quand ils font une grasse mat en France, ils se reveillent a 7h30. Donc avec le jet lag, leur programme commence a 4h du mat. Mais, les parents, c'est toujours content (enfin, les miens). Leur quartier prefere c'est Williamsburg et ils ne trouvent pas du tout que ca ressemble a Sarajevo (Louise, sors de la), ils trouvent que les restos sont tous plus chouettes les uns que les autres, et qu'ils ont de la chance avec la meteo (en meme temps, meme avec -25 degres, il fait toujours beau a NY). Ils vous refont la deco de votre appart en allant developper des photos de leur semaine new yorkaise, et ils vous remplissent votre frigo en trouvant que les supermarches ricains, c'est exceptionnel. Ils vous disent quand meme que vous etes mal equipes, car vous n'avez pas 6 assiettes creuses, pas de cocotte minute, et pas de planche a decouper, et que c'est pas comme ca qu'ils vous ont eduquee, mais ils se debrouillent quand meme pour faire un cheese cake homemade avant de partir.

- Enfin, il y a la copine qui vient squatter 3 mois, pour chercher un job, car elle reeeeeve de s'installer a New York (enfin, dans votre appart, plus precisemment). Ca je n'ai pas encore fait, ca commence la semaine prochaine. Affaire a suivre...

- Puis il y a les potes de potes, les petites soeurs de potes, les cousins des copains, qui sont les plus discrets, se contentent de la to-do list magique affichee sur le frigo, font leur vie, vous ramenent des magazines et des michokos de France, et vous laissent une bouteille de champagne dans le frigo.

Voila. A ce stade, mon frigo est rempli de bouteilles de champagnes en provenance direct du duty free de Charles de Gaulle. I LIKE



mercredi 5 janvier 2011

2011 ou des Hommes, du Thé et...la Liberté!


Quand j'lis les résolutions d'Albane, j'me dis qu'on n'a pas pu se rencontrer par hasard. Et quand je parcours la Hot List de Louise, bah là c'est encore plus dur étant donné que, il faut bien l'admettre, nous avons vécu/testé/écouté ensemble quelques-uns des winners...la new-yorkaise et la bostonienne ayant vu juste, j'ai donc décidé d'ajouter une touche très DC-ist à tout ça, à savoir...un 2011 « masculino-libertarien». Explication.

Moi, j'habite à Washington, D.C. Et ici le mâle lobbyiste est roi (et mal sappé, voir post précédent) et la femelle dissimule habilement ses attributs sous des tailleurs informes et autres Uggs (« it's, like, so cold, you know ? » - « Ouais ma poule, t'es mignonne, mes tes mammouths aux pieds ça commence à m'agacer ») en raison de l'appétit de politiciens septuagénaires salivants (ou d'un surpoids, au choix). Mais, à Washington, il souffle comme un vent de révolte depuis un certain Mardi de Novembre 2010 où quelques bons gars des Grandes Plaines (et une chasseuse d'ours d'Alaska), encore un peu bourrés après leur teuf déguisée sur le thème du thé (ouais, il en faut de l'imagination), on décidé de prôner un truc assez drôle: la liberté absolue de l'individu. Illuminés pour les uns, visionnaires pour les autres, les libertariens du Tea Party n'en sont pas moins une source d'inspiration. Enfin, on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a j'ai envie de dire.

Tout ça m'inspire donc une to-do-hot-list très...

-vestiaire masculin-féminin: envie de parka militaire fourrée The Kooples (à défaut d'être maquée, autant faire semblant avec un marque et un modèle qui inspirent), de « Clarks à talons » (pic), de cashemire Rugby et...d'un mec (pardon ça m'a échappé)

-sons de (vrais) mecs: avec une barbe (The Amplifetes-Blinded by the Moonlight), en mode Brits déchaînés lookés fluo (Punks Jump Up-Dance to Our Disco), vintage sans âge (The Whitest Boy Alive-Keep a Secret) et toute la discographie de Mark Ronson (bon ok c'est gratos, mais je suis fan...Louise, no comment please)

-lectures dérageantes: Bret Easton Ellis est l'auteur, rappelons-le, d'American Psycho. Ca se passe à Wall Street, mais c'est l'histoire universelle des hommes de pouvoir qui perdent le contrôle. Passez donc à Less Than Zero pour voir ce que ça donne sur des gamins de 17 ans en version originale californienne (le tout premier opus écrit à 21 ans de ce génie de la littérature US). Quant à moi, j'attaque la suite parue en 2010 (soit 25 ans plus tard), Imperial Bedrooms

-esprit libre: jouer la comédie (en mode Actor's Studio pour tenter ma chance à LA), porter des talons de 10 cm (je mesure 1m85), cuisiner en privilégiant (of course!) les produits tout comme Alain (Ducasse) et Joël (Robuchon) mes futurs business angels (qui ne le savent pas encore), apprendre le Portugais (mais version Brésilienne pour étendre les marché de la choppe de la moustache aux pectos six-packs), explorer le Interval Jump & Box, la Zumba, le REV & Core, le YA-LA (non, je n'ai pas décidé de me mettre à la programmation informatique par admiration pour Zuch(erberg)...c'est le nom de mes cours de fitness !)

Hey Boy en 2011, c'est la rébellion des gonz' à l'heure du thé....fallait y penser !

Les +++ de l'annee 2010, made in US

Un sac: Le tote de Reed Krakoff
Une boisson: Decaff quad Americano
Un retailer: Club Monaco (Rugby?)
Un bar: le Jane
Un brunch: Café Gitane
Un plat (ou deux hi hi): Clam chowder et homard
Une musique: I can change, LCD Soundsystem
Une serie: Boardwalk Empire
Une plage: Manhattan Beach, CA
Un court metrage: What to bring to America :D
Un roof top: celui du Standard (ou celui d’Albane)
Un homme: Le lobbyiste “bout carre” qui fait rever Francesca … non en vrai Don Drapper
Un mot: BOUNCE
Bonne annee a tous!

Resolutions 2011 - Un Classique

Comme chacun sait, prendre des bonnes resolutions pour l'annee a venir, c'est cliche et surtout, ca sert a rien, vu qu'on les tient jamais. Sauf qu'en fait, je trouve que ca sert pas du tout a rien. Prendre des bonnes resolutions, c'est comme ecouter un "feel good song". Meme effet. Prendre des resolutions, c'est s'enthousiasmer sur l'annee a venir, etre optimiste et se mettre des petits objectifs a atteindre, c'est faire des plans sur la comete, c'est croire qu'on va s'ameliorer.
Ca prend 2 minutes, c'est oublie au bout d'un mois, mais ca fait passer le mois de Janvier (qui, selon moi, est le mois "gueule de bois", car c'est encore l'hiver sans l'excitation de l'approche de Noel, ou les jours galerent pour rallonger, ou on a plus d'argent car les cadeaux et les soldes sont passes par la, et aussi ou on est au regime ou en detox, histoire de se donner bonne conscience, bref, naze..)
Donc, voici la liste de mes mini resolutions realistes (mouais..)
1. deja, ecrire plus regulierement sur ce blog. Genre, allez, une fois par semaine. Minimum. Promis. Sans prendre de mois off.
2. lire un livre par mois
3. fumer moins (j'ai arrete de vouloir arreter, car le mot d'ordre de ces resolutions, c'est REALISTE). Et fumer MOINS, ca laisse un peu de place a l'interpretation (genre 1 clope de moins par jour, ca compte quand meme, et toc). D'ailleurs, ca tombe bien car j'en ai marre qu'on me regarde comme si j'etais un gangster quand je m'allume une clope (ils sont fous ces ricains), et marre de me cailler sur la terrasse ou en bas du bureau, toute seule, une fois par heure. D'ailleurs, j'ai meme telecharge une musique qui aide soit-disant a arreter de fumer (y'a des ultrasons bizarres dedans, mais c'est vrai que ca marche un peu (enfin, ca donne juste un peu la gerbe, mais c'est deja ca..))
4. faire une soupe une fois par semaine, c'est ma nouvelle obsession. Parce que c'est plein de vitamines, que ca aide a traverser l'hiver, et que ca rend aimable (enfin, surtout la soupe aux carottes...)
5. arreter de m'habiller tous les jours pareils alors que mon placard VOMIT des habits partout. Et cessez de me poster devant en me disant que j'ai rien a me mettre, alors que, honnetement, mon placard, c'est Beacon's Closet* en mieux (et surtout en moins bien range)
6. faire developper mes photos, car, j'ai beau trouver ca cool un IPAD, c'est quand meme sympa, les vraies photos...
7. faire un masque une fois par semaine, parce que cet acne a presque 27 ans, ca commence a me faire moyen marrer...
8. mettre de la creme pour le corps AVANT d'avoir des crevasses sur les cuisses (Glam')
9. ranger mes papiers administratifs regulierement (et faire un petit tas sur le coin droit du bureau ne compte pas dans RANGER)
10. mmmh. bon, c'est deja pas mal, non?


*: Beacon's Closet: LA friperie de Brooklyn, immense, ou tout est range par couleur, et ou c'est impossible de passer moins d'une heure et demi. Et possible de ne rien trouver pendant ce laps de temps, quand on est nul en friperie comme moi...

IT List 2010

Sans etre totalement passeiste (mais un peu quand meme :)), j'aime bien faire un petit bilan de l'annee avant de produire une liste de bonnes resolutions intenables et de plans sur la comete pour l'annee a venir.
Voici donc la liste de mes coups de coeur 2010
Chanson de l'annee : Somebody to love me, Mark Ronson. Parce que ca marche pour bosser, pour glander et pour danser...
Cosmetique de l'annee: le vernis rouge Guerlain car le packaging est trop beau (meme s'ils me font systematiquement vider mon sac a la securite quand je prends l'avion)  (http://www.guerlain.com/int/en/base.html#/en/home-makeup/catalog-makeup/makeup-lips/maquillage-levres-lesrougesalevres/
Website de l'annee: Facebook parce que le film etait bien et qu'ils ont invente mon nouveau verbe prefere et mon activite favorite: UNFRIEND (article a venir prochainement...) (oui, j'ai l'air intolerable comme ca, mais en vrai je suis sympa...)
Electronique de l'annee: L'ipad, what else... Meme si ca fait 5 ans que je crache sur Apple, je reconnais qu'ils ont AGAIN reussi a creer un besoin. Et parce que je pourrais plus aller me coucher sans mon IPAD. (si si, je vous jure, je suis PAS QUE intolerable..)
Ville de l'annee: New York parce que j'y habite et j'aimerais que ce soit encore le cas en 2011 et 2012 (et 2013, 2014, 2015, 2016, 2017...)
Livre de l'annee: En toute originalite, La Carte et le Territoire de Houellbecq, parce que c'est vraiment bien et qu'il a merite son prix
Decouverte Musicale de l'annee: mon coeur balance entre Stromae et FM Belfast
Serie de l'annee: Gossip Girl, avec un train de retard, sous pretexte que mon voisin est Dan Humphrey (pour de vrai, ca faisait 6 mois que je le croisais tous les matins en n'ayant aucune idee de qui c'etait. Il a vraiment du se dire que les francais sont des gros snobs..) (bon, j'avoue, sur ce coup, j'ai ete un peu intolerable..)
Meuble de l'annee: j'ai developpe une obsession pour les sieges Acapulco, apres un voyage au Mexique, et l'achat de 4 specimens (in-quoi?)
Food de l'annee: je suis tentee de mettre Lobster mais bon, la, ca fait vraiment too much, la fille qui n'arrete pas d'unfriend-er sur facebook, qui peut pas s'endormir sans son Ipad, et qui snob Dan Humphrey, donc, va pour un  Burger...  (a la baraque a burger du Meridien, sinon rien) 
Vernis de l'annee: Onyx Black, car c'est rock, mais classe, et hivernal, et parce que Black is the New Red . Pourrait etre detrone en 2011 par Obscurity de O.P.I. aussi
Blog de l'annee: j'aurais envie de dire garancedore, ou cestlagene, ou unefemmeavectoi mais comme je suis super corporate avec mes copines, je dirais plutot  3fillesalest.blogspot.com
Fringue de l'annee: une grosse doudoune Canada Goose. Sur un tailleur et avec des moon boots c'est trop la classe (ou pas, mais c'est le seul moyen de survivre ici... ca y est, j'ai succombe au style ricain, le confort avant tout. Snif)
Bijoux de l'annee Les bijoux de Ginette (http://www.ginette-ny.com/), parce que c'est trop beau et que son histoire est top (elle a decroche sa green card a la loterie, et a monte sa boite de bijoux a NY).
Marque de l'annee: Reed Krakoff (http://www.reedkrakoff.com/), parce que c'est americain, que c'est beau, et qu'ils ont les bottes de mes reves...